Je m’y connais bien peu en zoologie, Bozart.
J’ai tendance à voir ici des renardeaux qui se blottissent les uns contre les autres. Est-ce le cas?
Si tel est le cas, cette photo sera à mon avis de nature à émouvoir entre autres tous les lecteurs et lectrices du Petit Prince, notamment ma chère amie rpéenne Siphone de Bonsoir, dont le vœu le plus cher est qu’un jour un renard soit son ami, son compagnon. Tel était le vœu du Petit Prince. Mais un renard est un renard, et il faut l’apprivoiser. Est-ce possible? Peut-être, mais serait-ce encore un renard?
Je note enfin, au vu de cette photo et de l’ensemble de ta galerie sur RP, que ta production photographique est extrêmement diversifiée. Je dirais donc que ton regard en tant que photographe est omnidirectionnel, multiuniversel, en l’absence de toute règle et de tout Univers qui te soit propre, spécifique et distinctif.
Au vu de ta galerie et de mes échanges avec toi, sur les fils ou en privé, il me semble que la photo est d’abord et avant tout pour toi un outil susceptible de documenter une réalité optique et objective, en dehors de toute expression d’une subjectivité ou d’un « ego ». C’est ainsi que tu me sembles être à des années-lumière d’un photographe tel que Revlan, dont toute la production photographique témoigne de son souci d’exprimer dans ses photos un regard humain et subjectif, un Univers qui bien que personnel me parle de l’âme humaine et de la communauté des âmes humaines, à l’instar d’autres artistes et de poètes tels que Baudelaire.
Pour ma part, comme je l’ai souvent dit ici sur RP, la photographie n’est pour moi en définitive qu’un outil qui se prête à différents usages. Elle peut notamment servir à documenter des réalités physiques, optiques et objectives, comme dans le cas des photos dites documentaires (scientifiques, journalistiques, archivistiques, par exemple) ou encore se faire l’expression de visions et de ressentis subjectifs, comme bien des œuvres d’art.
Chaque photographe, artiste ou concepteur d’images est ici et aujourd’hui, dans notre monde occidental contemporain, a priori libre de ses choix. Et chaque regardeur d’images est ici et aujourd’hui a priori libre de son regard. J’apprécie.
En l’occurrence, ta photo que tu partages ici avec nous me semble avoir des échos et des résonnances subjectives, selon par exemple qu’on est ou non ému par le sujet (critère de l'émotion subjective ressentie).
Du point de vue technique, je laisse la parole à d’autres. Je verrais notamment un peu plus de netteté sur les renardeaux, qui me semblent un peu flous sur mon écran.
Comme toujours, j’aime ici entendre ta voix, Bozart, et dialoguer avec toi
J’apprécie notamment ton souci de questionner les regards
François
